La radio du bon goût

InfoVino

Pas le temps de suivre l’actu du vin que vous aimez ?
Je fouille les Internets pour vous, je choisis avec amour et minutie le meilleur de la presse mondiale – garanti zéro bullshit -, le plus bizarre, le plus inspirant ou le plus énervant. Et je partage mes trouvailles dans la Wineletter.
Normalement, c’est une fois par mois… mais pour Radiovino, c’est une fois par semaine.
Bonne dégustation !
Julie Reux

FÉVRIER

Se balader

En Auvergne avec le gang.
En Suisse, mais version nature, pour un vrai bol d’air pur.
En Italie : vous pouvez (re)lire la dernière Wineletter BIS, avec Emma Bentley qui nous explique Vinnatur, puis lire cet article en anglais, avec une sélection de lieux en Italie.
Au Portugal, pour découvrir Pura Sede, premier salon de vins naturels du Portugal, le 6 mars à Lisbonne. Comment ça, vous avez déjà réservé à Saumur ?
En Grèce avec Jérôme Binda,qui redonne vie à un vignoble centenaire.

Le monde d’après (Ganevat)

« Dans le Jura, plus de 600 personnes ont défriché puis occupé, le 29 janvier, 2 hectares de vigne en friche depuis 2008. »
Une opération illégale, qui a pour but de sensibiliser à la gestion des friches agricoles et la spéculation foncière.

Changer de vie (ou pas)

Vous en avez rêvé (pendant votre dernière réunion zoom), il.elle.s l’ont fait : changer de vie pour le vin.
Avant de franchir le pas, lisez le formidable dossier consacré au sujet par la RVF dans son numéro de février (avec des articles de votre serviteuse dedans). Ou bien écoutez l’émission « On va Déguster » également consacrée au sujet. Ou encore abonnez-vous à la série Devenir Vigneron.ne (héhé).
Et avant de vous emballer, lisez aussi l’histoire de Julien Abt, qui s’est installé il y a deux ans dans le Jura. Et qui n’a toujours pas de récolte, à cause du gel.

Demain

Le futur c’est maintenant, partout, absolument partout dans les médias en ce début d’année 2022.
Le Point propose un chouette dossier sur la vigne et le vin à l’horizon 2050, dans lequel on parle de mobilisation générale, de nouvelles régions du vin, mais aussi du rôle des vins naturels dans l’émergence de nouvelles pratiques.
L’émission d’Inter la Terre au Carré s’est elle aussi intéressée au « Vin et changement climatique », en donnant la parole – et c’est très pertinent – à des scientifiques.
Sur Public Sénat, point de science, mais du people avec Gérard Bertrand et Sylvie Augereau, qui tentent vaillamment de répondre à cette question : « Le vin de demain sera-t-il bio ? ».
Enfin je vous conseille de lire cette interview de Michèle Bouffard, co-autrice de l’ouvrage « Quel vin pour demain ? » dont je vous ai déjà parlé. Elle résume parfaitement les enjeux.
Rien à ajouter (sauf Vinofutur, mais là je radote, non ?)

JANVIER

Vinofutur

On peut rêver un vinofutur tout en bio et en nature, un retour à la terre fertile et au modèle paysan. OU BIEN, on peut lire le premier bilan du vignoble expérimental du futur de l’Anivin (l’interpro des Vins de France) : des variétés résistantes, des capteurs au pied des vignes pour gérer la « fertirrigation » (un goutte-à-goutte de fertilisants) et l’irrigation au plus près des besoins, « pour une production annuelle élevée et constante », la taille mécanique (plus rapide, donc plus facile à décaler pour éviter les gelées printanières). Objectif : « assurer un sourcing durable et équitable nécessaire pour répondre à la demande croissante en Vin De France sur les marchés mondiaux », « tout en répondant aux attentes sociétales en matière de développement durable ».
Je sais, tant de poésie, c’est presque trop. Bienvenue dans le turfu.

Bonus : quand Bernard Magrez investit dans l’avenir du vignoble, il parie sur ces projets-là. Voilà.

Le Grand Changement

Le projet Laccave est une étude de 10 ans menée par l’INRAE pour évaluer l’impact du changement climatique sur le vignoble, comme l’explique Rémi Barroux dans Le Monde. Mais aussi dresser des stratégies d’adaptation, à base de renouvellement des cépages et de restauration des sols (mais pas une seule mention du terme « agronomie », note La Belle vigne) Et comme Jean-Marc Touzard, directeur de recherche, l’a expliqué à Vinofutur (parution imminente), pour les vignerons, « changer ne sera pas une option ».

Dry 2022

Faut-il arrêter l’alcool pour sauver la planète ? Enfin une question pertinente, traitée en podcast. [SPOILER : oui mais il y a des solutions] [Ceux qui pensent ‘purée ils veulent déjà nous enlever le steak et maintenant l’alcool’, on vous voit]

Le test du pipi

Résumer le parcours et l’intention de Sylvie Augereau à cette phrase rigolote, c’est bien un truc de journaliste, j’avoue (mais ce n’est pas pire que décrire la Dive comme « une petite réunion de vignerons artisanaux » comme la journaliste d’Arte). En vrai, écouter Sylvie Augereau (40’) à côté de Jean-Marc Jancovici, c’est un régal. Que les vigneron.nes incarnent enfin leur rôle de vigie face au changement climatique, voilà mon vœu N°1 pour 2022.

En ce début d’année 2022, et ma transition en Mme Irma étant presque complète (manque le turban, mais je crois que c’est déjà pris), je vous livre ici mes prédictions quant aux sujets qui vont agiter le Mondovino en 2022. Rendez-vous dans 365 jours pour mesurer à quel
point je me suis plantée :
1. Agroforesterie partout : si en 2022 tu n’as pas planté d’arbres dans ta vigne, tu as tout raté.
2. Du carbone nulle part : le bilan carbone va de venir LE truc. Notamment parce qu’il va y avoir bientôt des pépettes à se faire grâce la mise en place du Label Bas Carbone pour les producteurs de vin.
3. Une overdose de solutions antigel : pour mars et avril, je prédis une avalanche d’articles sur le gel, sous toutes ses facettes. Même si cette année, c’est sûr, il ne gèlera pas, c'est saint Mamert qui me l'a dit.
4. Un MeToo du vignoble : ça, en vrai, ce n’est pas du tout sûr. Mais je suis 100% positive sur le fait qu’on parlera encore de sexisme dans le vin en 2022.
5. Le retour de la ZNT : si vous avez raté le premier épisode, ne manquez pas ce nouvel opus de la saga « Le pulvé et le riverain », la suite du blockbuster « Comment on a perdu 800 millions d’euros dans la nature ».
6. Du vin normand, chti, parisien, belge, suédois… (parce que le vin breton, c’est déjà so 2021)
7. Des cépages, en veux-tu en voilà. Anciens, oubliés, hybrides, résistants, historiques… En 2022, nous allons tous devenir ampélographes (tremble, Jean-Michel Boursiquot).
8. La revanche du négoce. Nouveaux négociants-vinificateurs qui veulent revaloriser leur métier + gel 21 qui a obligé plein de vignerons à chercher du raisin parfois loin de chez eux = attendez-vous à quelques coming out « oui, je fais du négoce et alors ? » de vignerons (suivis
bien sûr de tonitruants « Moi, le négoce, jamais ! »).
9. Le crash test du HVE. Il est possible que d’ici la fin 2022, la quasi-totalité du vignoble français soit certifié HVE. Il est aussi possible que fin 2022, ce label ne vaille plus rien du tout. Et bien sûr, l’un n’empêche pas l’autre.
10. Un énorme succès pour Vinofutur (comment ça, c’est de la triche ?). ➡️ Soyez hype, commandez un exemplaire ici.

DÉCEMBRE

Come-back

Va-t-on assister au grand retour en grâce des vins liquoreux, demi-sec, moelleux, tendres, en un mot : sucrés ? On ne l’a pas vu venir, celui-là, et pourtant… François Régis-Gaudry (France Inter a consacré son émission du 14 novembre, avec en guest stars les angevins Patrick Baudouin et Marie Guegniard.
Patrick connaît un petit peu son sujet : ça fait 25 ans qu’il produit, étudie, défend, aime les vins liquoreux, ces petits ingrats. Il en a vu de toutes les couleurs, y compris avec l’appellation Quarts-de-Chaume, comme il le raconte dans l’excellent Vin Ligérien à paraître en décembre (🤶). Des combats importants et menés loin des projecteurs. Après, vous n’êtes pas non plus obligé de le servir avec du foie gras. Il faut savoir laisser certaines choses – Ophélie Winter ou la macarena par exemple – dans les années 90.

Fake news

Je vous ai déjà parlé en octobre des « amines biogènes » : ces bactéries seraient, selon une « nouvelle étude » les vraies responsables du mal de tête post-cuite (plus d’infos sur ces bestioles ici).
Seul antidote au développement de ces amines pendant la fermentation, le soufre. Donc : pour que le vin ne donne pas mal à la tête, il faut y ajouter du soufre (je la fais très courte). Vous voyez le bordel ?
Cette info a été reprise par plusieurs médias américains (ici par exemple), certains se demandant même si ça voulait dire « la fin des vins naturels ».
Or, il faut que vous sachiez que c’est un truc « has been », une « intox déjà démontée par le réseau bio auprès de l’OIV », une « supercherie, un vieux machin anti-bio » m’a fait savoir le président du syndicat de défense des vins naturels, Jacques Carroget himself.
Il tient à la disposition de ceux qui en doutent les études scientifiques qui le prouvent.
Non mais.

New frontier

Pour le meilleur ou pour le pire, le projet de vignes à Belle-Ile-en-Mer est validé par le préfet, malgré les 40000 signatures récoltées par une pétition qui s’y opposait.
Ainsi progresse la vigne en Bretagne, qui a désormais son association de vignerons professionnels. Ca monte aussi en Normandie et même dans le ch’Nord. Ou encore à Ur, en Cerdagne (Pyrénées), à 1250 mètres d’altitude au-dessus du Roussillon et où, de toute évidence, ça plante pas mal.
Voici venu le temps des aventuriers de la vigne.

En colloque

Pendant que nous autres pauvres mortels débattons plus ou moins mollement autour d’un verre, certains participent au colloque « Des pratiques au droit, l’identité du vin nature(l) » à la Cité du Vin de Bordeaux.
Sous la présidence de Christelle Pineau, vigneronne / chercheuse en anthropologie sociale et ethnologie, des savants se sont ainsi réunis toute une journée dans le grand auditorium pour réfléchir. Et il paraît que la salle était pleine.
La vidéo (4h) est visible en ligne. « Il faut un engagement d’humain vis-à-vis de ses pairs, une idéologie mais sur le vin », explique Jacques Carroget, un des participants, « une définition pour sortir le vin nature du simple statut de marchandise ».
Pfffiou, vous vous souvenez de l’époque (il y deux ans) où tout le monde disait que le vin naturel n’existait pas ?

DÉCEMBRE

Come-back

Va-t-on assister au grand retour en grâce des vins liquoreux, demi-sec, moelleux, tendres, en un mot : sucrés ? On ne l’a pas vu venir, celui-là, et pourtant… François Régis-Gaudry (France Inter a consacré son émission du 14 novembre, avec en guest stars les angevins Patrick Baudouin et Marie Guegniard.
Patrick connaît un petit peu son sujet : ça fait 25 ans qu’il produit, étudie, défend, aime les vins liquoreux, ces petits ingrats. Il en a vu de toutes les couleurs, y compris avec l’appellation Quarts-de-Chaume, comme il le raconte dans l’excellent Vin Ligérien à paraître en décembre (🤶). Des combats importants et menés loin des projecteurs. Après, vous n’êtes pas non plus obligé de le servir avec du foie gras. Il faut savoir laisser certaines choses – Ophélie Winter ou la macarena par exemple – dans les années 90.

Fake news

Je vous ai déjà parlé en octobre des « amines biogènes » : ces bactéries seraient, selon une « nouvelle étude » les vraies responsables du mal de tête post-cuite (plus d’infos sur ces bestioles ici).
Seul antidote au développement de ces amines pendant la fermentation, le soufre. Donc : pour que le vin ne donne pas mal à la tête, il faut y ajouter du soufre (je la fais très courte). Vous voyez le bordel ?
Cette info a été reprise par plusieurs médias américains (ici par exemple), certains se demandant même si ça voulait dire « la fin des vins naturels ».
Or, il faut que vous sachiez que c’est un truc « has been », une « intox déjà démontée par le réseau bio auprès de l’OIV », une « supercherie, un vieux machin anti-bio » m’a fait savoir le président du syndicat de défense des vins naturels, Jacques Carroget himself.
Il tient à la disposition de ceux qui en doutent les études scientifiques qui le prouvent.
Non mais.

New frontier

Pour le meilleur ou pour le pire, le projet de vignes à Belle-Ile-en-Mer est validé par le préfet, malgré les 40000 signatures récoltées par une pétition qui s’y opposait.
Ainsi progresse la vigne en Bretagne, qui a désormais son association de vignerons professionnels. Ca monte aussi en Normandie et même dans le ch’Nord. Ou encore à Ur, en Cerdagne (Pyrénées), à 1250 mètres d’altitude au-dessus du Roussillon et où, de toute évidence, ça plante pas mal.
Voici venu le temps des aventuriers de la vigne.

En colloque

Pendant que nous autres pauvres mortels débattons plus ou moins mollement autour d’un verre, certains participent au colloque « Des pratiques au droit, l’identité du vin nature(l) » à la Cité du Vin de Bordeaux.
Sous la présidence de Christelle Pineau, vigneronne / chercheuse en anthropologie sociale et ethnologie, des savants se sont ainsi réunis toute une journée dans le grand auditorium pour réfléchir. Et il paraît que la salle était pleine.
La vidéo (4h) est visible en ligne. « Il faut un engagement d’humain vis-à-vis de ses pairs, une idéologie mais sur le vin », explique Jacques Carroget, un des participants, « une définition pour sortir le vin nature du simple statut de marchandise ».
Pfffiou, vous vous souvenez de l’époque (il y deux ans) où tout le monde disait que le vin naturel n’existait pas ?

NOVEMBRE

WTF

Patagonia -oui oui, le roi de la polaire et de la doudoune – produit des vins naturels, du cidre, du saké et même de la piquette en cannette de Nouvelle-Zélande. Le tout en partenariat avec des vignerons comme Franck Cornelissen (Etna) ou le château de Beru (Chablis).
Pourquoi ? « Ca commence par l’idée d’un lien à un endroit »., paraît-il, et surtout quand la marque s’est mise à vendre des snacks et des conserves à emporter en randonnée.
#vertige

Raisin a besoin de vous

Je suis sûre que vous avez installé l’appli sur votre téléphone. Raisin, la startup créée en 2016 par l’amoureux du vin nat’ Jean-Hugues Bretin, est engagé dans une intense levée de fonds citoyenne : l’appli a besoin de vous. Chacun peut donc investir à partir de 100€ dans l’entreprise qui répertorie plus de 7000 adresses dans le monde, et bientôt 3000 producteurs.
Le tout sans publicité, ni vente de données.

Elsass

Les jeunes vignerons d’Alsace, réunis en association, militent pour une reconnaissance des terroirs alsaciens, à rebours de la tradition locale basée sur la primauté des cépages, nous explique le Rouge & Blanc.

Yes we cannette (pardon)

Donc Cacolac (si vous en avez déjà bu, c’est que vous êtes officiellement vieux, sachez-le) lance son vin en cannette, et construit pour cela une usine à Pessac-Leognan.
Pourquoi en parlé-je dans une lettre dédiée aux vins jolis ? Parce que la cannette, en fait, c’est plus écolo que la bouteille en verre, premier poste d’émissions en GES (29%) du bilan carbone du vin : 675g de CO2 e/L pour le verre contre 190g de CO2 e/L pour la cannette (source : « Quel vin pour demain ? », éd. Dunod, un livre que je vous recommande fortement).
Bref : c’est peut-être moche, mais c’est peut-être aussi ça qui nous sauvera, allez savoir ?

Il l’a fait

Quwâ, vous n’étiez pas au courant ? Mais tout le monde savait !
Qu’importe, c’est désormais officiel : Jean-François Ganevat, roi du Jura, a vendu son domaine.
Il faut lire cet interview de la RVF, vraiment passionnant. Le vigneron y confie sa peur de l’avenir, et des conséquences de la « starification » des vignerons.
A méditer.

OCTOBRE

Ca s’en va et ça revient…

Côté pile, la France continue de perdre des exploitations viticoles = -41% en vingt ans !!! et même -74% en Pays de Loire !!!!!!!! Une hémorragie !
Côté face : le métier continue de faire rêver, y compris les investisseurs. Et dans certaines appellations qui ont failli disparaître de la carte, une vraie dynamique d’accueil des néo-vignerons peut parfois faire la différence, comme à Montlouis où émergent aujourd’hui des jeunes talents prometteurs.

Epique époque

C’est l’histoire d’un couple de Californiens, Chenoa Ashton-Lewis and Will Basanta. Ils sont beaux, jeunes, et ils travaillent dans l’industrie du cinéma, ses grands-parents à elle ont un domaine viticole. Le domaine brûle dans les incendies géants de 2020. Puis le grand-père meurt d’un cancer. Le couple revient (c’est le Covid, ils n’ont plus de travail), s’attelle à sauver ce qui peut l’être découvre que de la vigne brûlée émergent de nouvelles pousses, puis des raisins. Mais les raisins reviennent à la famille, et voilà le couple toujours passionné qui fait du vin avec ce qu’il trouve, du raisin de vignes abandonnées à LA, du sureau ou en mélangeant du jus de pomme et du vin (faute d’eau pour faire de la piquette because la sécheresse)… Le tout en « zero zero » comme le veut la nouvelle tendance californienne. Nan mais franchement : on a hâte de voir ça en série sur Netflix, non ?

Sale temps sur Bordeaux

Vous en avez forcément entendu parler : le Procès du classement Saint-Emilion, avec pas mal de beau monde dans le box des accusés. Eric Morain défend les plaignants, et le délibéré est attendu le 25 octobre. Quel que soit le verdict, on dirait bien qu’une page est en train de se tourner en Gironde…
Mais il y a une autre affaire qui fait moins la une des journaux : celle de Valérie Murat et de son combat contre HVE et les pesticides. Elle a perdu, a été condamnée à 125000 euros d’amende pour dénigrement des vins de Bordeaux, et maintenant les Vins de Bordeaux veulent l’empêcher de faire appel. Verdict le 13 octobre.

Bio et bon à la fois

« Le vin bio est meilleur que le vin conventionnel, et le vin biodynamique, encore meilleur que le vin bio. » Ceci n’est pas de la provoc mais de la science, nous explique Le Monde, qui évoque là le travail de deux chercheurs français sur 128182 vins français. C’est peut-être un indice pour comprendre pourquoi le bio continue de se développer dans le vignoble, au point que la France représente aujourd’hui un quart du vignoble bio dans le monde (info à replacer dans le prochain dîner mondain, de rien).
Vitisphère a creusé les chiffres, et le premier vignoble bio de France est… Bordeaux, en surface. En proportion (la seule façon valable de comparer, si vous voulez mon avis #datapif), c’est moins foufou, puisque c’est 16,8% de bio à Bordeaux, moins que la moyenne nationale (17,3%). Mais pendant ce temps-là, ils stagnent à 5% en Champagne… Hélas, le temps m’a manqué pour vous faire une petite carte du bio en Loire. Mais voici quelques chiffres intéressants quand même. A Chinon, un tiers des vignerons sont désormais en bio,
par exemple ! Et malgré l’accélération des conversions, il n’y a toujours pas assez de vin bio pour satisfaire la demande.