La radio du bon goût

Immerpif !

Julien Gangand s’est immergé dans les vignobles, curieux de mettre les mains dans la terre, manier le sécateur, fouler, monter un pressoir, suivre les vinifs… nous suivons ses aventures au fil de ses billets sous forme de journal (presque) intime.
Une série conçue et enregistrée par Julien Gangand.

Immerpif, ép. 0 : Prologue

Julien Gangand a décidé d’aller à la découverte de la réalité de la vie et du travail dans les vignobles français. Mais avant de partir pour deux mois en immersion chez des vigneronnes et vignerons, il faut un prologue, un test ! Il a donc passé quelques jours à Legny et au bois d’oingt dans le sud du beaujolais, les Pierres Dorées, chez Nathalie Banes et Julien Merle.


Texte, son : Julien Gangand.
Montage : Laurent Le Coustumer.
Musique : Herr Shinoz, NRACM.

Immerpif : Prologue Avant de partir pour deux mois en immersion chez des vigneronnes et vignerons, il faut un prologue, un test ! Ca, c’était il a quelques semaines, 3 jours, à Legny et au bois d’oingt dans le sud du beaujolais, les Pierres Dorées, un paysage sympa et encore varié ! C’est pratique parce que si ça se passe mal, il y a la gare en bas et en une demi-heure on est à Lyon. La gonzesse et le gonz, je les ai déjà rencontrés plusieurs fois, sur Lyon, chez eux et sur des salons, j’aime leurs pinards et j’ai fait une partie des vendanges en septembre, les vrais vendanges, avec le mal de dos qui n’est pas visible sur Instagram. J’étais donc parti pour 3 jours d’immersion. Le gonz c’est Julien, il a son caractère, ses idées et il les dit. Il gueule souvent, il aime bien j’ai l’impression et c’est chiant il a souvent raison. Il est rustre ? non il est pas rustre, il gueule. En fait il aime bien être seul j’ai l’impression, c’est un terrien ! La Gonzesse, c’est Nathalie, sa compagne, sa co-vigneronne, sa co-vigneron. Bref Nathalie est vigneronne et Julien est son compagnon. Lui il a son chai, elle, elle a son chai. La vendange, c’était plutôt pour Julien, là pendant ces 3 jours j’étais plutôt avec Nathalie, on a notamment fait sa première mise dans son nouveau chai. J’étais donc à ses côtes, tout de stress et d’interrogations, de questionnements voulant être utile en restant discret. On a fait des sous-tirages ! Quelles cuves ? Quelles cuvées ? On a fait de l’embouteillage : comment on fait rentrer le camion ? où mettons nous les palettes ? Son chai est génial, il y a de l’espace, mais sur 2 niveaux ! Quelques descentes en Fenwick engendrent des interrogations et nous laisse rêveurs de la robustesse du matériel. Des palettes hautes, on stresse toujours un peu et on s’détend. C’est que d’la logistique, mais on veut que ça se passe bien, que les conditions soient réunies pour que ce riche moment soit serein. C’est une chouette ferme, il y a des chevaux, utilisés dans les vignes, des chiens, de poules, et maintenant un vache Mimosas, en phase d’apprentissage, elle est mignonne, pour l’instant objectivement elle observe. Cette immersion c’était 3 jours, ça c’est bien passé, on a bu des cafés matinaux, et des tisanes nocturnes. On a défait et refait le monde. Y’avait aussi Oriane la véto et Mathieu l’artiste fou parisien de passage, on a bu des coups aussi ! Parce que oui quand même ! On a passé trois jours à Oingt et Legny et on s’est fait un frichti à la Cantine au Bois D’Oingt chez Yoann, avec d’autres vignerons, Raphael et Emilie. C’est ça qu’est riche, qu’est bien, qu’ est humain, on va chez une vigneronne ou un vigneron et on en découvre, revoit d’autres ! On partage, on construit ! On vit ! Au bout de 3 jours, j’ai repris le train pour Lyon et me suis dit que le prologue était réussi. Je pars donc pour 2 mois. Juste avant je repasse quand même une journée en Beaujo, chez Lou y es tu ? notamment pour voir les moutons, chez Pierre qui m’explique un truc de taille que je ne comprends pas, chez Justin pour gouter ses vins et faire un tour de 4X4 Lada et chez Yann sur le chemin du retour pour parler taille aussi. C’est décidé, l’immersion peut commencer. Première étape l’ouest l’Allier, ça porte bien son nom pour démarrer, direction Terre de Roa chez Loren Tisserand.


Julien Gangand