La radio du bon goût

Immerpif !

Julien Gangand s’est immergé dans les vignobles, curieux de mettre les mains dans la terre, manier le sécateur, fouler, monter un pressoir, suivre les vinifs… nous suivons ses aventures au fil de ses billets sous forme de journal (presque) intime.
Une série conçue et enregistrée par Julien Gangand.

Immerpif, ép. 1 : Coronadvisor

Dimanche 15 mars 2020, juste après l’annonce du Stade 3, moment particulier dans le projet d’immersion de Julien qui est depuis presque une semaine à Oudon chez Jacques Février. Les travaux continuent à la vigne. On craint les gelées qui n’ont pas encore vraiment eu lieu, on attend et on se prépare. Ici comme ailleurs, tout est question d’adaptation.


Texte, son : Julien Gangand.
Montage : Laurent Le Coustumer.
Musique : Herr Shinoz, Seven Eight

Coronadvisor ! Il y a quelques semaines je pensais partir en immersion dans la vigne, me laisser porter par les actualités et les réalités des vigneronnes et vignerons ! Ce dimanche l’actualité et la réalité n’ont jamais été aussi prégnantes. Je suis depuis mardi chez Jacques Février, le Raisin à Plume à Oudon je vous raconterai comment je suis arrivé là. Entre temps j’ai passé quelques jours avec Loren à Saint-Pouçain et participé à un magnifique salon à Nantes, le salon Canons, un salon de vigneronnes, mais j’en parlerai aussi très prochainement. Depuis quelques jours, on bosse, on est à la vigne, on fait de la biodynamie, ça fait du bien, ça apaise entre 2 alertes sanitaires sur les réseaux sociaux. On a vu progressivement l’hécatombe des salons, annulés un à un ! On a vu tout ce que cela engendre pour les collectifs qui organisent et pour les exposants. Quand je suis parti, des points d’ancrages étaient prévus un peu partout en France, tenant compte des actualités, des besoins en main d’œuvres, de salons que je voulais faire et des réalités météo… Il n’y a plus de salons, les bars et restos sont fermés, on ne sait pas si les commandes vont partir. On regarde les alertes mais on ne sait pas. Comme tout le monde en fait ! Je suis parti comme une fleur, comme un bourgeon un peu précoce comme la nature cette année. Je ne suis pas parti la fleur au fusil… mais ma réalité a un petit goût de pierre à fusil. Vive le Muscadet ! Ce matin on se baladait sur les bords de Loire. A la radio, On va déguster de François Régis Gaudry… et comme un rappel lyonnais pendant mon escapade j’entends Sonia qui parle Radis et de son livre chez Sabine Bucquet des Editions de l’épure et puis Antoine Gerbelle qui parle de Max Perier du Café du Peintre et de Julien Merle vous savez, le gonz dont je parle dans mon prologue. Alors ça me fait une petite pastille Lyonnaise ! On est donc dimanche 15 je suis chez Jacques et sa famille, en bords de Loire, je vais essayer de bouger avant un potentiel confinement. Lyon n’est pas un retour envisageable à court terme tout est fermé, les copines et copains ont la triste réalité de ne plus pouvoir créer, les restos sont fermés, les lieux de vie aussi, alors je me donne comme envisagé depuis le début de cet Immerpif, vignes et chais comme écrin. Les salons sont finis pour l’instant. Le dernier auquel j’ai participé avait cette atmosphère tout à la fois normale et particulière d’être drivé par des femmes, il n’était pas encore question de Corona et encore moins de Corones ! C’était bien. C’était sain ! On voudrait travailler la terre mais elle est gorgée d’eau ici. Il n’y a toujours pas eu de réelles gelées hivernales, on les attend, on les craint. Alors on va suivre les actualités et on va s’adapter, on va surveiller la nature et on va s’adapter. Et puis tout va bien se passer !


Julien Gangand

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